![]() Mldc MOUVEMENT POUR LA LIBERATION DE LA DEMOCRATIQUE ET DU DEVELOPPEMENT DU CONGO LA VERITE TOUJOURS |
.I. LE LEGS DE LA BELGIQUE AU CONGO : L'Indépendance et ... 100 milliards ! par Jacques DUBOIS , Délégué en Belgique de la Fédacol, Vice-président de la Société de Crédit aux Classes Moyennes et à l'Industrie. A maintes reprises, lors des séances de la Commission qui fut pré-sidée avec tant de doigté et d'intelligence par M. le Vice-Gouverneur de VOGHEL et, par la suite, au cours de la Conférence Economique, j'ai entendu certains délégués congolais protester contre les dettes laissées par la Belgique au futur Etat du Congo, nous reprochant nos erreurs, notre mauvaise gestion et nos gaspillages. Les hauts fonctionnaires présents qui laissèrent passer sans les réfuter ces accusations répétées, semblèrent ainsi en reconnaître le bien-fondé. Certes, sauf s'il ne fait rien, chacun commet des fautes, et il aurait été trop simple de donner à nos amis congolais et à leurs conseillers rendez-vous dans un an par exemple... Mais ce qu'il fallait dire, et tout de suite, c'est qu'en contrepartie de ce passif existait un actif beaucoup plus important. Sans doute aucun, la succession laissée par les Belges aux Congolais est lar-gement bénéficiaire. II a fallu des capitaux énormes pour construire des routes, des ponts, des hôpitaux, des écoles, des maisons, des aérodromes. Mais ceux-ci ont augmenté d'autant l'actif du Congo, qui servira de garantie aux emprunts considérables qui seront né-cessaires dans l'avenir. La plus grande partie de ces capitaux, que l'on ne l'oublie pas, pro-vient soit des épargnants belges qui ont eu confiance dans les emprunts congolais, soit d'emprunts étrangers garantis par la Belgique. A côté de ces valeurs matérielles, il en est d'ailleurs d'autres qui assureront au futur Etat la prospérité sans laquelle il n'est pas d’indépendance. Je citerai, par exemple, les études longues et coûteuses qui ont permis aux centaines d'agronomes de l'Ineac de mettre au point des cultures adaptées au sol congolais ( le coton, le café, le palmier ), de sélectionner le bétail, d’étudier la lutte contre les maladies et les parasites. Dès à présent, les résultats acquis apportent au Congo des centai-nes de millions de produits d'exportation, ainsi qu'un progrès consi-dérable dans l'alimentation et le standing des populations. Citons également l'organisation de l'administration, de la justice, de tous les services sans lesquels il n'est pas d'Etat viable. A ces va-leurs léguées ainsi au gouvernement congolais, s'ajoute l'énorme enrichissement apporté au pays et aux populations du Congo par les entreprises privées grandes et petites. Non seulement je songe aux industries ultramodernes qui assurent la captation de l’énergie et l'extraction de minerais, mais encore et surtout aux plantations, aux dizaines de milliers de plantations gran-des et petites qui furent créées de toute pièce dans la brousse ou la forêt défrichées, aux champs plantés, aux routes tracées, aux habitations construites et aux productions agricoles qui constituent une des plus importantes ressources présentes et futures de l'Etat du Congo. Tous ces efforts, toutes ces dépenses ont abouti à la formation de dizaines, voire de centaines de milliers de travailleurs et de commerçants, d'ouvriers qualifiés, de techniciens et de contremaî-tres. La valeur des entreprises privées est difficile à établir d'une façon certaine, mais des renseignements sérieux ont permis de les estimer à quelques 180 milliards. Mais, en dehors de ce qui appartient à des sociétés ou à des parti-culiers, nous avons pu, grâce à l'obligeance des services d'Infor-congo, établir la valeur du legs laissé en toute propriété par la Bel-gique au Congo; ce legs est prestigieux (InfoCongo, juin 1960) Suite : xxx FC (Code = FY001) 6 pages
.II. POURQUOI LA REOUVERTURE DU CONTENTIEUX BELGO-CONGOLAIS : Après le génocide de la race noire en Egypte (à partir de 1785 avant notre ère ), et le génocide et l’esclavage de l’Afrique subsaharienne (depuis 1474), les crimes de sang et la spoliation économique de la Belgique sur le Congo constituent un record non égalé par aucune autre nation de la nord - barbarie. Tous ces crimes sont des crimes contre l’humanité. Il faut que la communauté internationale s ‘en souvienne chaque jour. Ce qui est arrivé à ce pays en ce qui concerne sa criminalisation éhontée tire sa récente origine en 1454. Cette année là, le Pape Nicolas V promulgua une bulle ( décret) ROMANUS PONTIFEX par laquelle, en tant qu’autorité spirituelle, morale et temporelle de tout l’occident, il avait reconnu et proclamé la division du monde en deux zones distinctes, l’une de l’autre. La première zone, est celle qui était habitée par ceux qu’il a appelé les civilisés, les actuels habitants de la Nord - Barbarie. Ils étaient civilisés d’après lui parce qu’ils avaient une âme et étaient donc fils de Dieu. La deuxième zone, au terme de cette bulle, était celle habitée par les païens, les sadducéens, les barbares, les damnés puisqu’ils n’avaient pas d’âme. En fait cette bulle ne faisait qu’appliquer le récit mégalomane de la genèse sur le destin de la descendance de Cham. Quoi de plus normal alors qu’un Pape puisse concrétiser dans les faits la parole révélée de la Sainte Bible. Ainsi donc, cette même année - là, 1454, un premier groupe des missionnaires catholiques fut envoyé au Japon. A peine introduite sur la terre de l’Empire du Soleil, la civilisation importée, fondée sur la loi du plus fort, rencontre une résistance spontanée et généralisée, et ainsi tout au long des siècles suivants. Aujourd’hui, l’Asie s’en est bien tirée. Non seule-ment que le Japon est prospère mais également les dragons de l’Asie du Sud - Est, y compris la Chine, ont pris résolument leur an-crage dans la prospérité. Et pour preuve, il a fallu un simple crash à la bourse de Hong - Kong pour que immédiatement même la toute puissante Wall Street se grippe systématiquement. L’Asie s’est donc rangée du côté de la libération. L’autre zone, la deuxième zone prin-cipalement l’Afrique et les anciennes Amériques, pour s’être soumi-ses à l’impérium papal ont été livrées au génocide, à l’esclavage, massivement organisés depuis 1474 ; et nous sommes très loin de connaître le bout du tunnel. Les noirs d’Afrique, les mayas, les aztè-ques et autres sont soumis et horriblement utilisés pour construire les nations de la nord - barbarie (l’Amérique du Nord et toute l’Europe). A partir de la Conférence de Berlin de 1885 jusqu'à ce jour, l’Afrique particulièrement a été stratégiquement soumise à la traite des matières premières40 qui ont permis à financer la richesse et l’opulence scandaleuse de l’Occident ; à financer la première guerre mondiale, la deuxième guerre mondiale, et toute la guerre froide. La nord - barbarie s’apprête à imposer un nième cataclysme à l’Afrique ; c’est celui de financer la mondialisation de l’économie. En effet, le 25 juin 1997 à Denver, au sommet de 8 puissances les plus riches du monde, ces leaders de la Nord - barbarie ont assigné à l’Afrique, la mission de participer pleinement au développement de la prospérité mondiale. Cela s’entend qu’une cinématique est mise en place pour qu’ils s’assurent de la participation forcée de cette Afrique. Et à les entendre insidieusement, il ne s’agit pas de la mondialisation de nos économies à notre profit mais de livrer nos économies comme fonds de commerce pour assurer la prospérité de la Nord - barbarie, y compris bien entendu tous les pays issus du bloc de l’Est 41 . Le temps est venu de proclamer que ce qui s’est passé il y a quelques siècles doit être combattu avec détermination. Si la mondialisation est une réalité, il s’agit pour le Congo de prendre et assumer la responsabilité d’organiser et les compétences et les perspicacités de ses populations pour que les ressources mondialisées contribuent à générer la prospérité à somme non nulle, et donc nécessairement, la prospérité positive. Et il n’est pas exagéré d’affirmer qu’en ce moment-ci dans ce pays, le Congo, il y a une chance qui s’offre à lui et probablement à l’ensemble de l’Afrique. Cette chance s’appelle la dynamique de libération dont a pu judicieusement tirer profit Monsieur KABILA au bon moment et contribuer massivement à libérer ce pays de la tyrannie politique caporaliste. Il est possible de réorganiser cette dynamique en vue de libérer le pays de la tyrannie économique et donc de libérer la prospérité de ce pays en mondialisant son économie à son profit, c’est-à-dire ouvrir politiquement et judicieusement l’économie et le commerce congolais à la concurrence internationale, aux frontières, aux lois du marché, aux investissements privés, aux délocalisations industrielles et aux flux des idées. Pour y arriver, il faut détruire, anéantir et éradiquer tous les virus criminels, de telle sorte que l’économie soit libérée de son virus économique qui le ravage depuis plusieurs siècles. Et pour preuve, nous allons dans les pages qui suivent apporter une démonstration de la méchanceté humaine en rendant au grand jour quelques chiffres pertinents de ce que la Belgique a pu causer comme tort économique au Congo, particulièrement dans ce douloureux chapitre qui s’appelle « le contentieux Belgo-Congolais ». Ce contentieux a connu plusieurs péripéties. Il est très fastidieux de les évoquer tous dans un seul ouvrage ; qu’il soit simplement retenu que, depuis 1880, le Congo est odieusement escroqué et pillé par la dynastie belge d’abord, sa noblesse bourgeoise ensuite. Nous n’évoquerons pas l’escroquerie du traité de Vivi du 13 juin 1880, du traité de cession du 28 novembre 1907 parce qu’une publication subséquente comblera cette lacune. Enfin nous prenons le courage dans l’annexe de ce livre de publier in extenso le volumineux dossier du contentieux Belgo-Congolais que la Commission de clarification envoyée à Bruxelles en 1989 a déposé auprès du Gouvernement belge, lequel dossier n’a jamais été examiné. Nous le livrons à l’attention de l’histoire et de toutes les générations d’Afrique et du monde qui croient en la justice et l’équité. Nous le livrons à la réflexion de tous les habitants de cette nord-barbarie qui, depuis plus de 3.000 ans, causent des torts à la prospérité de l’humanité, ruinent tous les espoirs, toutes les espérances à un monde meilleur, scandalisent tous les croyants à un au-delà clément. Nous le faisons en tant qu’autorité morale auprès de laquelle ce dossier avait été confidentiellement remis par ceux de l’Exécutif, qui le détenaient, convoqués par nous, en notre qualité de Président de la sous-commission des Contentieux des biens mal acquis de la Conférence Nationale Souveraine (août 1992). Après plusieurs péripéties et engagements non tenus par la partie belge, en juillet 1989, les pauvres Congolais avaient cru, trop naïve-ment, que cette fois-là allait être la bonne. Ils se sont donc rendus à Rabat pour rencontrer la délégation belge au plus haut sommet de l’Etat, conduite par le Premier Ministre Wilfried Martens, sous la médiation de sa Majesté le Roi du Maroc, Hassan II, Commandeur des croyants. Les Accords de Rabat (26 juillet 1989) Convoqués, par la sous-commission des contentieux des biens mal acquis de la CNS, tous les acteurs à ces négociations ont affirmé et démontré par documents à l’appui que les accords de Rabat du 26 juillet 1989 n’ont pas traité du contentieux Belgo-Congolais, qui reste ouvert jusqu'à ce jour. Les 2 documents reproduits ci-après le prouvent. Il s’agit du communiqué conjoint et du protocole d’accord signés de deux délégations le 26 juillet 1989. ( Dossier complet d’audit du Gouvernement Congolais , déposé par le Congo à Rabat, le 25 juillet 1989 entre les mains de Monsieur WIL-FRIED MARTINS, Premier Ministre du Royaume de Belgique ) Suite : xxx FC (Code = FY002) 7 pages
.III. ORIGINES ET CONTENUS DU CONTENTIEUX BELGO-CONGOLAIS : Le contentieux belgo-congolais tire ses origines des actes ci-dessous énumérés : 1° - la loi Belge du 17 juin 1960 portant option de nationalité des en-treprises de droit colonial, prise en violation de la Résolution n° 10 de la Table Ronde politique de janvier-février 1960, ANNEXE IV ; Suite : xxx FC (Code = FY0031) qlqs pages 2° - Le Décret du 27 juin 1960 portant dissolution des sociétés à charte (C.S.K., C.F.L., C.N.K.I.) , ANNXE V ; Suite : xxx FC (Code = FY0032) qlqs pages 3° - La réduction brutale des effectifs de la Force Publique, leur dé-sarmement et la destruction délibérée des arsenaux militaires du nouvel Etat, avant la proclamation de l’indépendance en 1960 ; Suite : xxx FC (Code = FY0033) qlqs pages 4° - L'agression Belge du 17 juillet 1960 et ses conséquences ; Suite : xxx FC (Code = FY0034) qlqs pages 5°- L'instigation et l’organisation des sécessions du Katanga et du Sud-Kasaï ainsi que les pertes en vies humaines et la destruction des infrastructures qui en ont résulté ; Suite : xxx FC (Code = FY0035) qlqs pages 6° - la confiscation des ressources minières (cuivre, cobalt, diamant, étain, zinc, etc. . . ) , au détriment du jeune Etat durant les années desdites sécessions, plus précisément de 1960 à 1964 ; Suite : xxx FC (Code = FY0036) qlqs pages 7.° - Les tentatives de balkanisation de la Jeune République dont le Congo détient les preuves; Suite : xxx FC (Code = FY0037) qlqs pages 8° - La jouissance indue des revenus afférents à la vente de l’URANIUM de SHINKOLOBWE ; Suite : xxx FC (Code = FY0038) qlqs pages 9° - La soustraction des réserves d'or du Nouvel Etat et le transfert frauduleux vers la Belgique des ressources de la Banque Centrale du Congo-Belge ; Suite : xxx FC (Code = FY0039) qlqs pages 10° - Les diverses indemnisations indues, payées aux Belges ayant bénéficié des prêts du crédit au colonat et le non remboursement de ces prêts ; Suite : xxx FC (Code = FY00310) qlqs pages 11° - L'indemnisation indue des Actionnaires belges de la K.D.L. ; Suite : xxx FC (Code = FY00311) qlqs pages 12° - Le braconnage systématique orchestré par la Belgique au Congo ; Suite : xxx FC (Code = FY00312) qlqs pages 13° - Le pillage par l’Ancienne Métropole du patrimoine culturel et artistique du Congo ; Suite : xxx FC (Code = FY00313) qlqs pages 14° - Les différentes dettes dues par la Belgique au Congo-Belge mais non payées à ce jour ; Suite : xxx FC (Code = FY00314) qlqs pages 15° - L'aide financière du Congo-Belge à la Belgique, de la libération à 1958, non remboursée à ce jour ; Suite : xxx FC (Code = FY00315) qlqs pages 16° - La dette morale de la Belgique à l’égard du Congo ; Suite : xxx FC (Code = FY00316) qlqs pages 17° - L'effort de guerre du Congo en faveur de la Belgique ; Suite : xxx FC (Code = FY00317) qlqs pages 18° - Les Conventions léonines du 6 février 1965 entre le Royaume de Belgique et la République Démocratique du Congo pour le règle-ment de questions relatives à la dette publique et au Portefeuille de la Colonie du Congo-Belge, plus connues sous l’appelation d'Ac-cords TSHOMBE-SPAAK ; Suite : xxx FC (Code = FY00318) qlqs pages 19° - L'exploitation néocoloniale du Congo par la Belgique, à travers la coopération belge au développement. Suite : xxx FC (Code = FY00319) qlqs pages En résumé, le Contentieux belgo-congolais concerne d’une part l’ensemble des questions économiques , financières, politiques et culturelles litigieuses ayant fait l’objet de contestations entre la Bel-gique et le Congo à l’accession de notre pays à l’indépendance. |
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