Les seigneurs de guerre, les zombies politiques et Méphistophélès, leur dieu au pied du mur
Le Dialogue intercongolais n'a pas de problème d 'argent parce que c'est une structure de résolution des conflits avalisée par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Par conséquent, qui doit émarger comme la Monuc, au budget du secrétariat général de l'Onu. Où serait-il posé ce problème d'argent puisque la Monuc n'a pas de problème d'argent ? S'il en était un, qu'est-ce qui coûterait à la Belgique qui doit 6000 milliards de dollars pour un contentieux vieux de 40 ans de débloquer les 3 ou 6 millions de dollars dont aurait besoin Masire ?
Non, le problème n'est pas là. La vérité c'est que le commanditaire du génocide de 3 millions de morts congolais et autres massacres est très gêné. Comment financer un forum qui va étaler un génocide de pauvres nègres congolais pour lequel il ne veut rien savoir au moment où il agite ciel et terre pour que la terre entière pleure 6000 morts du World Trade Center ? L'Occident sait que cela va choquer le Tiers-Monde. Et alors, on crée l'impasse, on manipule, on désinforme, on ravale les zombies qu'on a créés.
Du côté des seigneurs de guerre (Kinshasa, Gbado et Goma). Qu'ont-ils à venir dire au Dialogue pour justifier le génocide de 3 millions des morts ? Il n'y a pas de justification. Les seigneurs de guerre le savent. Alors, ils se regardent entre eux. Celui de Kinshasa jette le pavé dams la marre en préconisant les élections. Il n'a pas dit que c'était pour tout de suite. Sachant bien qu'il n'a rien à perdre. Lui qui a un emploi permanent et qui a goutté le fruit amer et empoisonné de l'imperium du pouvoir central. Qu'est-ce que cela lui coûte que de dire allons aux élections qui lui donneraient une bonne porte de sortie ?
Par contre, les deux autres seigneurs de guerre savent qu'il n'y a aucune voix pour eux dans cette population même au prix des milliards. Alors, on agite l'épouvantail de vacance de pouvoir comme si il y avait un pouvoir rempli quelque part. Comme si ils ne savaient pas qu'en introduisant les Rwandais, les Ougandais, les Burundais, les Multinationales, les Maffiosi de la entière semer la pagaille, la désolation, le génocide qu'ils détruisaient le peu qui restait de cet Etat. Alors, quand il n'y a pas d'Etat où serait le pouvoir ?
Quand aux Zombies politiques, elles étaient 7 et puis aujourd'hui 15. Elles savent que ce ne sont que des créatures des Occidentaux. Qu'elles n'ont jamais été dans ce peuple, de ce peuple que la représentation, l'image de ce qu'en ont voulu leurs créatures. Elles ont semé l'impasse pour que personne n'aille au Dialogue à part elles. Arrivées là-bas, c'est le silence. Puisque ces individus n'ont jamais apprêté un seul dossier pour quelque problème que ce soit sur le pays. Ils n'ont jamais apprêté un seul dossier pour quelque problème que ce soit sur le pays. Ces zombies attendaient dans leurs chambres la rémunération promise qu'il serait mieux à se partager à 15 qu'à 62. Ce sont des gens dont notre peuple se débarrassera au plus vite.
Lorsque nous sommes partis à Bruxelles à la table ronde en 1960, quand de vrais congolais savaient s'imposer sur des " zombies ", on n'a recouru à personne pour se donner la date de l'indépendance. En janvier 1964, pour résorber la rébellion généralisée dans le pays, on n'a eu recours à aucune médiation pour aller à Luluabourg mettre en place un texte constitutionnel qui a ouvert la voie aux dernières élections libres et démocratiques qui n'aient jamais eu lieu dans ce pays.
Réunir des congolais relève de notre propre responsabilité. Ce n'est pas l'argent, ni le lieu qui ferait problème. Ce n'est pas la volonté de résorber ce conflit qui n'est pas le conflit du peuple congolais qui serait un problème. On a pris les armes pour tuer le peuple congolais. Mais ce conflit n'est pas le sien. C'est un conflit des relais des intérêts occidentaux. Un pouvoir s'éteignait, celui de Mobutu, il fallait organiser un autre pouvoir, " zombifiant ". Les groupes qui se partageaient les 84 milliards de dollars américains sous Mobutu refusent de faire entrer dans leurs intérêts d'autres groupes notamment Amfi. Révolté, Amfi organise le premier champ de bataille en 1996. C'est ce même groupe qui organisera la deuxième agression du 2 août 1998. Où est le peuple là dans tout cela? Le peuple congolais peut se réunir en toute circonstance et en tout lieu pour faire son projet de constitution.
Message
Aux membres du Parti, nous disons qu'il n'existe pas à travers le monde quelqu'un qui viendra chercher notre intérêt à notre place. Lorsque le 2 juillet 1706, Maman Ndona Béatrice s'avançait fièrement au bûcher pour être brûlée, elle a accepté ce sacrifice au nom de la Libération. Lorsque le 03 octobre 1921, Papa Simon Kimbangu, condamné à mort, s'avançait intrépidement au lieu du sacrifice, il l'a fait au nom de la Libération de l'Afrique. Lorsque le 24 novembre 1965, le président Kasavubu recevait le lieutenant-colonel Singa Mosambay venu lui signifier qu'il devait quitter le pouvoir, il accepta sachant très bien qu'il alla à la mort au nom de la paix de ce pays. Et donc n'attendez rien de la communauté internationale, ni de la facilitation et encore moins de ces soi-disant leaders politiques, créatures du Nord qui tuent sans se lasser.
La libération de ce pays est notre charge. Sachez dire non là où on veut que vous disiez oui. Prenez conscience que l'histoire, le destin, la prospérité doivent être votre oeuvre, voulue par vous. Le moyen que nous avons, c'est d'organiser un Parti compact, lucide qui sache s 'offrir en holocauste pour la multitude tels que l'ont fait Ndona Béatrice, Simon Kimbangu et Joseph Kasa vubu.
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