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Table des Matières

42.- Innover le Patrimoine

421.- Potentialités du Congo - RDC en eau et énergie

4211_ La commercialisation de l’eau douce du fleuve Congo

4212_ L’exploitation de la force hydraulique du fleuve à INGA

422.-La production d'Hydrogène

4221_Une nouvelle vocation

4222_L'électrolyse de l'eau

4223_Les premiers véhicules à pile à combustible sur le marché dès cette année 2004

423.- Les Nanostructures sur les surfaces du diamant

4231_Des lignes d'atomes sur la surface du diamant.

4232_L'échelle nanométrique

4233_Les supraconducteurs

4234_L’Economie du XXIème siècle

424.- Minerais et métaux

4241_ La géologie

4242_Une industrie minière obsolète et trop coûteuse

4243_Le Coltan, l'or high Tech du Congo

4244_ Les marchés internationaux

425.- Une politique avant-gardiste d’Innovation

4251_Création et commercialisation du savoir

4252_Compétences et apprentissage

4253_Renforcement de la capacité d'innover des collectivités

42.- Innover le Patrimoine

L’Innovation, absente dans le combat pour la préservation de nos ressources naturelles qui sont  vendues quasi brutes,  va s’inscrire au centre d’une politique volontariste immédiate.

421.- Potentialités du Congo - RDC en eau et énergie

4211_ La commercialisation de l’eau douce du fleuve Congo

42111_ L’eau douce, déversée en mer

A Banane, le fleuve Congo jette dans l'Océan Atlantique  1.576,8 Milliards de d'eau douce, déversée à perte en mer chaque année, en raison de 50.000 M³ par seconde. L'offre est donc des millions de fois supérieure à la demande mondiale en eau douce. Le Congo doit vendre cette eau douce en la TRANSPORTANT là où elle manque terriblement. En plus, qu’il s'agit d'une eau particulièrement douce et non polluée par de nombreuses industries, contrairement aux autres grands fleuves, comme le Rhin, la Volga, le Mississipi, le Rhône, le Yang-tseu-kiang et même le Saint-Laurent dont les Canadiens sont si fiers. Le seul concurrent mondial au fleuve Congo à ce point de vue est l'Amazone. Le transport de cette eau par mer offre  de  nombreux avantages. Ce type de transport garantit un TKT extrêmement bas, c'est-à-dire un prix raisonnable sur le marché mondial. Le transport par mer présente peu de risques. Il ne dépend pas d'un pays. En plus, l'eau douce "flotte" toujours sur la mer et il suffit de la tracter par des remorqueurs. Présentement, il existe des VLB (Very large barge) en matériaux semi-rigide d'une très grande capacité et d'un faible tirant d'eau. On peut les fabriquer rapidement.

 

 

42112_Cas de la Libye

 

La Libye s’est dotée d’usines d’extraction et de pompage d’eau douce, soutirée des nappes phréatiques, enfouies dans son désert. Les coûts de réalisation de ces investissements se chiffrent à 26.000.000.000(vingt-six milliards) de dollars us. Ces usines produisent 2.000.000(deux millions) de d’eau douce par jour (toutes les 24 heures), alors que le fleuve Congo en déverse à l’Océan,43.000.000(quarante-trois millions)  de chaque jour. Ce qui signifie que le Congo peut fournir à la Libye 20 fois plus, si ce pays  le demande ; et à un coût dix fois moins cher. Ceci dit, il faut éviter à ce que des pseudo-investisseurs ne viennent, pour des raisons d’agendas cachés, présenter des projets d’investissement suicidaires, du genre de chercher à soutirer cette eau douce en amont, au centre ou autre parcours en amont de Boma. Ce qu’il faut retenir ce que le Congo est prêt à commercialiser l’eau douce qu’il jette à la mer. Autrement, le Congo se créera des problèmes imprévus : diminution de tirant d’eau, dragage de chenal de navigation,…Et donc, le projet consistant à soutirer cette eau douce à Lisala est de type émotionnel, sentimental pour bloquer tout le projet, en réalité, comptant sur les querelles intestines que cela va provoquer. Le Congo a maintenant mûri. Il saura faire face à des démarches de Kengo-Mafia, qui ont obtenu le blocage de la construction du chemin de fer Matadi-Banana, réussissant à maintenir le pays enclavé. Cette félonie  doit servir de leçon fondamentale. La fourniture d'eau en Libye en provenance de la RDC se fera par Station de pompage flottant en RDC, en aval de Boma. Le Site de stationnement et de remplissage flottant des VLB sera au large de Moanda. Le Site de parking flottant et de stockage des VLB devra être installé au large de Misratah en Libye. Imaginons une livraison de 25 millions de tonnes par voyage qui pourrait revenir à un prix inférieur de X$ la tonne d'eau douce(par rapport au prix courant) dont une infime partie serait destinée à l'épuration pour la consommation dite "biologique" et le reste, dans ce cas, destinée à l'usage domestique, à l'agriculture et à l'industrie. Le prix de l'eau douce dépend de plusieurs facteurs ? notamment, prix d'achat, du transport,…. Une organisation est actuellement en formation pour assurer la fabrication de VLB de très grand volume, la gestion du transport mondial et de créer les installations des sites de pompages en RDC, au Brésil, au Canada, au Vietnam et en Alaska. Le prix de revient de la TKT pourrait s'établir entre x et y $ suivant un rapport volume/distance transportée.

 

42113 _ Constats

 

Premier constat : dans nombreux pays  où existent l’Eau biologique et l'Eau du robinet, celle-ci est, quasi toujours, potable grâce à l'épuration entreprise par les compagnies de distribution. Grosso modo, cette eau revient en général dans les pays occidentaux européens à UN euro /   . Or cette même Eau du robinet est devenue également pour quasi tous les ménages l'Eau domestique. Elle est utilisée pour les chasses d'eau des WC (15 litres), les douches (25 litres), les bains (150 litres) et même parfois pour remplir les piscines de jardin (50 M³).Dans le domaine agricole, de nombreux fermiers et entreprises utilisent le robinet pour remplir leurs camions citernes afin d'arroser les champs en cas de sécheresse lorsque la pluie fait défaut en été durant plusieurs semaines.Le deuxième constat  est relatif à la qualité même de l'eau du robinet que l'on considère encore comme potable dans la plupart des cas. Or, il se fait que cette eau, en général puisée dans les nappes phréatiques ou en provenance de sources naturelles, se trouve de plus en plus contaminée par les engrais chimiques utilisés en agriculture. Et, il se fait que  les épurateurs d'eau des organismes de distribution n'ont pas toujours la possibilité d'éliminer ces résidus chimiques. Il s'en suit que périodiquement des alertes sont diffusées par radio pour prévenir les populations que jusqu'à nouvel ordre l'eau du robinet n'est plus potable dans certaines villes ou communes. C'est pourquoi une grosse majorité des populations des divers pays européens qui n'ont plus confiance dans leur robinet pour étancher leur soif biologique boivent de plus en plus d'eaux minérales vendues en bouteille à un le litre. C'est devenu pour les producteurs d'eau minérale en bouteille un marché gigantesque et  JUTEUX à l'extrême. On a même découvert récemment en Grande Bretagne, une firme qui soutirait simplement son eau du robinet pour la capsuler en bouteille et la revendait ensuite sous une marque fallacieuse comme une eau minérale. Le troisième constat est que l’eau douce qui sera importée depuis l'embouchure du fleuve Congo, arrivée à destination, une petite partie de cette eau devrait être traitée par les pays importateurs pour être épurée convenablement afin de servir d'eau potable, le reste étant destiné tel quel aux usages domestiques, agricoles et industriels.

 

 

4212_ L’exploitation de la force hydraulique du fleuve à INGA

 

42121- La production actuelle d'Electricité et celle du futur GRAND INGA

 

a/-INGA I et INGA II

 

Au niveau d’Inga, le Congo dispose de deux ouvrages hydroélectriques(INGA I et INGA II). Le potentiel énergétique du fleuve à cet endroit est absolument fabuleux: plus de100 m de chute d'une seule venue pour un débit moyen annuel de 37.500 m³/sec; c'est le second du monde après l'Amazone. Déjà en 1924, le colonel Van Deuren en avait étudié les possibilités et recommandé la prospection géologique du site. Plusieurs sociétés et syndicats dont la Sydelco, la Syneba, la Sadic, la Comminière et la Sydelinga en avaient étudié la possibilité d'exploitation. En 1961,le gouvernement congolais avait créé le Haut-Commissariat Inga, un Etablissement public, pour assurer la réalisation concrète de ce Projet de Barrage hydroélectrique. INGA I fut achevé en 1971. Inga 1, bénéficiant d'une chute de 45 m (115 - 70) permettait d'alimenter 6 turbines produisant chacune 60 MW soit 360 MW en tout. Et, au départ de 1972, INGA II  fut inauguré en 1982. Inga 2 bénéficiait lui d'une chute de 50 m (115 -65) permettant d'alimenter 8 turbines produisant chacune 175 MW soit 1400 MW(1,40 GW) en tout. La création d'une

b/-Zone Franche d'Inga,

 publiée au journal officiel N° 8 du 15 avril 1981 et devant y attirer des industries grosses consommatrices d'électricité, fut sabotée par Léon Kengo wa Dondo, nommé Premier Ministre en novembre 1982. La Kengo-Mafia a réussi à faire arrêter les travaux de construction du chemin de fer Matadi-Banana, du port en eau profonde à Banana, ainsi que la dissolution de l’entreprise ALUZAIRE qui avait déjà réuni le capital d’un milliard de dollars us, pour le démarrage de la construction  des usines prévues. Les crimes économiques de Kengo ont été dénoncés en son temps au Parlement en janvier 1997,devant un auditoire sourd, inconscient et inutile. La liaison de 1.800 km (en courant CONTINU et non ALTERNATIF comme pour toutes les autres lignes à haute tension du monde) vers le Shaba doit permettre la construction des sous-stations intermédiaires dans les contrées qu'elle traverse.

 

c/-    INGA III et GRAND INGA

 

La construction de INGA III - La future centrale Inga 3 bénéficie d'une chute beaucoup plus importante 55m (115 - 60) et  produira 4.500 MW(4,5 GW)- soit quasi le triple de Inga 1 et Inga 2 réunis- avec 10 turbines classiques actuelles de 450 MW. La construction du GRAND III fera de la RDC le plus grand producteur d'HYDROGENE au monde. Cette centrale fournira également l'énergie nécessaire à toutes les usines de reconversion de matières premières qui seront implantées sur le sol de la Zone Franche. INGA, Moteur du Congo, est  le défi du siècle à gagner pour l’Afrique . Plus de 40 GW signifie que la RDC se donnera toutes les possibilités d’implantation d’industries innovantes, lourdes, grosses consommatrices de cette fabuleuse, abondante et  inépuisable énergie non polluante et à vil prix. Kengo s’est évertué à détruire le chemin de fer Matadi-Banana pour fournir la donnée majeure de non rentabilité du projet.

 

422.-  La production d'Hydrogène

 

4221_Une nouvelle vocation

 

Une vocation nouvelle est maintenant dévolue à INGA. L'électricité qui y est produite doit devenir une excellente solution mondiale capable d'enrayer de façon effective le réchauffement de la planète dû à la production de CO² par les moteurs de voiture. En effet, la Terre court à sa perte dans un siècle si l'on n'arrive pas d'ici deux à trois décennies à arrêter  la pollution atmosphérique générée par les gaz d'échappement produits par le demi milliard de voitures qui actuellement s'y déplacent journellement. Or, on prévoit, suivant des statistiques fiables qu'on atteindra le chiffre de 2,5 milliards de véhicules en l'an 2060. La solution réside dans le remplacement progressif du moteur à explosion utilisant l'essence ou le fuel par un moteur électrique non polluant alimenté lui par la pile à combustible fonctionnant à l'hydrogène compressé à 1.200 bars (soit 1223,659 kg/cm²) dans une bonbonne ne prenant pas plus d'espace qu'un réservoir à essence et permettant de rouler plus de 1500 km. Mais la production non polluante d'hydrogène ne pourra provenir du pétrole et autres hydrocarbures comme c'est le cas actuel en utilisant le reformage de ceux-ci comme le préconisent hypocritement les firmes pétrolières américaines.

 

4222_L'électrolyse de l'eau

 

Rappelons que les USA, qui ne représentent que 4,6% de la population mondiale, produisent à eux seuls 25% de la pollution sur la planète. L'unique moyen de produire écologiquement de l'hydrogène est l'électrolyse de l'eau nécessitant une quantité ENORME de kilowatts. Actuellement, toutes les grosses sociétés construisant des voitures planchent sur ce problème : changer de bonbonne à hydrogène au lieu de faire un plein d'essence. On arrive maintenant à comprimer l'hydrogène à 700 bars dans de très grosses bonbonnes (celles plus petites à 1200 bars sont pour demain). Un prototype a été construit par la firme Transbus, actuellement en expérimentation. INGA deviendra le premier producteur au monde de bonbonnes à hydrogène. Même les Chinois ne pourront pas concurrencer INGA : ils ont trop besoin de la puissance électrique que leur procurera le barrage du Yang-Tsé pour remplacer toutes leurs centrales électriques polluantes fonctionnant au charbon.

 

4223_Les premiers véhicules à pile à combustible sur le marché dès cette année 2004

 

42231- Sir William Robert GROVE

La Pile à combustible (Starck of fuel) fut construite par Sir William Robert GROVE en 1839. Il a fallu attendre plus d'un siècle pour que son idée lumineuse (l'électrolyse inverse de l'eau), se concrétise par la production industrielle de piles à combustibles (PAC) destinées, notamment, aux vols habités. Une pile à combustible est un générateur électrochimique, produisant non seulement de l'électricité et de l'eau, grâce à une alimentation en continu en combustible (Hydrogène : H) et comburant(Oxygène : O), mais encore de la chaleur, puisque les rendements en électricité varient, selon les filières, entre 35 et 60 % environ. La pile à combustible ne se décharge pas tant qu'un combustible et un oxydant alimentent la pile en continu. Une pile à combustible est essentiellement constituée de deux électrodes (un pôle positif, un pôle négatif ) et d'un électrolyte. Mais il faut aussi qu'elle soit connectée à un circuit extérieur. De plus il faut assurer un contact entre le combustible et le comburant. Pour cela, il faut que les électrodes soient poreuses, (C'est-à-dire qu'elles laissent passer le liquide) et que l'électrolyte soit à la fois un bon conducteur ionique et un isolant électronique. Une pile à combustible est constituée de deux électrodes (l'anode et la cathode), d'un électrolyte  et d'un circuit extérieur reliant l'anode à la cathode tout en passant par le moteur. Et il faut injecter un combustible (hydrogène) à l'anode et un comburant (oxygène) à la cathode pour pouvoir observer les différentes réactions qui vont se dérouler pour produire de l'énergie électrique. Les piles à combustible jouent le rôle de générateurs d'électricité. Elles ont de nombreux avantages tels que : - Elles sont silencieuses, - Elles ne sont pas encombrantes, - Elles n'émettent ni fumée, ni gaz,… - Leur construction et leur entretien sont peu coûteux, - Elles ont un rendement élevé.

42232- Daimler Chrysler AG

On pourra acheter en Europe, en Asie et aux Etats-Unis sa propre voiture à pile à combustible d’ici la fin 2004. C’est le constructeur automobile germano-américain Daimler Chrysler AG qui le promet : des voitures particulières mais aussi des camionnettes et des véhicules de transport en commun. Derrière cet effet d’annonce, le constructeur précise qu’il s’agit en fait d’une première expérience sur le terrain « en utilisation quotidienne » qui ne concernera qu’un petit nombre de véhicules. Ce premier lancement doit permettre de déterminer les problèmes et les besoins rencontrés par la clientèle. L’analyse de cet usage au quotidien permettra à Daimler Chrysler d’apporter les modifications techniques nécessaires avant le lancement d’une véritable industrialisation des véhicules à pile à combustible. Cette technologie plus douce pour l’environnement franchira cette année  une étape symbolique importante. Andreas Truckenbrodt, directeur de la mise au point des piles à combustible et des groupes propulseurs de pointe chez Daimler Chrysler, estime que la pile à combustible est « la solution de l’avenir » pour le monde automobile. Progressivement, tous les véhicules devraient fonctionner avec une pile à hydrogène qui rejette uniquement de la vapeur d'eau. Le cœur du moteur à hydrogène est une pile à combustible qui fonctionne suivant le modèle d'une centrale électrique, avec un apport d'hydrogène et d'oxygène, l'oxygène étant prélevé directement dans l'air extérieur. Au contact chimique de l'oxygène, l'hydrogène produit de l'eau. Ce processus dégage de l'énergie sous forme d'électricité qui fait tourner le moteur. L'hydrogène pur se fabrique de plusieurs façons. L'une est l'électrolyse de l'eau qui permet de décomposer les deux éléments de celle-ci, oxygène et l’hydrogène. Ce processus est relativement coûteux en énergie. La condition de rentabilité majeure est que le site d’exploitation doit disposer de l'énergie abondante et bon marché. (Science illustrée N° 121 d'octobre 1999).Et, c’est ce que INGA est.

423.- Les Nanostructures sur les surfaces du diamant


4231_Des lignes d'atomes sur la surface du diamant.

Comment jouer avec les atomes du diamant, un matériau avancé, le professeur P. Soukiassian et G. Dujardin, dans la revue scientifique « La Recherche », 321 (1999) 38 résume leurs travaux sur les Chaînes atomiques de carbone et transition sp -> sp3 de type diamant : comparaison entre la taille d'un circuit intégré des années 1980/1990 (40 mm x 40 mm) et celle d'un super-réseau de lignes atomiques de Si (25 nm x 17.5 nm). Ce dernier a une surface plus petite de près de 8 ordres de grandeur comparée à celle du premier. Ce qui signifie qu’une même surface occupée par une ligne d’un circuit intégré de la génération1980/1990,contiendra 100.000.000 lignes atomiques de diamant. Ce sera sans nul doute la nanotechnologie de ce 21è siècle. Et quand on sait que plus de 80% des réserves mondiales du diamant de joaillerie se trouve au Congo, cette seule donne offre à notre pays des perspectives inédites dans la construction de la technologie avancée de la nano-électronique de demain.

4232_L'échelle nanométrique

Cette échelle apparaît dans de nombreux domaines comme un sous-domaine de l'activité, où l’on poursuit à l'échelle du nanomètre ce que l'on fait d'habitude à plus grande échelle. On peut ainsi énumérer succinctement un certain nombre d'exemples. Ce sont les mutations induites par les micro-technologies :les nanotechnologies. C'est un domaine qui a  une existence propre. Il s'agit  de faire à l'échelle nanométrique ce que l'on faisait à des échelles plus grandes : l'approche”bottom-up“, construction atome par atome. Ce domaine propre doit son explosion actuelle à la possibilité extraordinaire, imprévue il y a seulement dix ans, d'observer et de mesurer la matière atome par atome, par les microscopies en champ proche (microscopes à effet tunnel, à force atomique, à champ proche optique, à force magnétique, etc.). À partir de cette capacité d'observation, il devient aussi possible de fabriquer atome par atome, et de suivre le résultat de la fabrication. Enfin, cette capacité permet d’atteindre, avec des mécanismes de fonctionnement à l'échelle atomique, de nombreux objets micro- et nanométriques. Ce domaine propre est  représenté par l'approche ”bottom-up“. Les matériaux passifs, structuraux, peuvent être élaborés avec une structuration à l'échelle du nanomètre (nanograins, nanophases…). Les propriétés mécaniques en particulier, mais pas seulement elles (par exemple la corrosion…), sont souvent agrandis et améliorées, avec certainement de grandes différences dans le changement des lois de comportement entre métaux, céramiques, et autres matériaux. Deux  exemples : les nanocéramiques sont ductiles, les joints de nanograins bloquant la propagation de fissures, alors que les céramiques habituelles, micro structurées, sont cassantes, donc fragiles, ce qui limite considérablement leur emploi. Les composites métalliques ont des résistances mécaniques à chaud fortement améliorées, ce qui étend leur domaine d'utilisation dans un secteur critique. Les travaux actuels en matériaux passifs portent sur la fabrication, l'étude de la nanostructure, les relations propriétés-structure etc. Les matériaux actifs ont des propriétés fonctionnelles qui dépendent de manière cruciale de la structure à l'échelle atomique.

4233_Les supraconducteurs

L'exemple le plus frappant actuellement est celui des supraconducteurs à haute température critique, où l'agencement des plans atomiques peut faire varier dans de grandes proportions la température critique. Les effets piézo-électriques, magnéto-strictifs etc. reposent sur l'agencement atomique, et sont un meilleur contrôle des solutions existantes.  De nouvelles formulations peuvent permettre d'atteindre des performances bien supérieures. De nombreuses applications sont à la recherche de meilleurs matériaux, comme l'enregistrement optique, dont  la solution passe par la nanostructuration, puisque le bit d'information doit être stocké à l'échelle du nanomètre pour être compétitif avec les solutions actuelles. La nano-optique se développe suivant deux grands axes, celui où l'on confine les électrons à trois dimensions (les ”boîtes quantiques“), l'autre où l'on contrôle les modes de rayonnement (les "micro cavités optiques" ou les  ”cristaux photoniques“, où l'on contrôle le mouvement des photons de la même manière que les électrons sont contrôlés dans un solide cristallin). L'élaboration de matériaux actifs tridimensionnels nanométriques est, bien entendu, ”facilement“ permise par les voies de la synthèse chimique et l'on rejoint là le domaine de l'électronique moléculaire. Les matériaux intelligents, en fait des ”matériaux-systèmes“, font grand usage des nanostructures, que ce soit pour les capteurs, les actionneurs (gels électrorhéologiques par exemple) ou les matériaux ”décideurs“ (matériaux à transition de phase, matériaux à changement de couleur, de composition chimique…) car c'est l'agencement contrôlé de la structure à l'échelle nanométrique qui permet les meilleures fonctionnalités. Les microtechniques, visant à fabriquer des micro systèmes intégrés par les méthodes de la microélectronique, sont de grands utilisateurs de nanotechnologies.

4234_L’Economie du XXIème siècle

Le Congo doit s’insérer comme acteur dans l’Economie du XXIème siècle de dominance « nanotechnologie », sans nul doute. Le Congo doit rechercher des délocalisations de cette filière avec ingéniosité et  compétence, notamment . Les composants électroniques et optiques font depuis longtemps usage de matériaux et structures à l'échelle du nanomètre, puisque certains composants quantiques sont largement commercialisés dans les lecteurs de compact-discs (lasers à puits quantiques) et les tuners de réception de satellites télé (transistors à haute mobilité). L'enregistrement magnétique (disques durs d'ordinateurs) se situe déjà dans un environnement nanométrique, qu'il s'agisse de la taille des grains magnétiques portant l'information ou de la distance entre tête de lecture et disque magnétique tournant. La nanoélectronique explore de nombreuses voies (électronique à un électron, transistors balistiques, composants à interférence quantique…). Et comme, il est prévisible de trouver énormément des barrières sur les routes d’accès à ce joyau, seules des stratégies bien soutenues y permettront. C’est ce qui explique le schéma qui suit. Le programme américain, fort de 500 millions de dollars en 2001 a des objectifs très détaillés, soutenu par une analyse des motifs extrêmement riche : il s'agit de créer la base technologique de l'industrie à un horizon de 10-20 ans. En effet, ceux qui maîtriseront les nanotechnologies à cette échéance seront dans la course.

 

 

 

 

 

 

424.- Minerais et métaux

4241_ La géologie

Environ 50% de létendue du Congo est constituée des rochers de lère précambrienne. Les métaux produits au Congo ont été découverts dans la plupart des rochers de la moitié-Est du pays et dans les autres issus des métamorphoses et des érosions. La cuvette centrale est constituée des sédiments récents de lépoque tertiaire. Elle présente le trait dominant du pays, avec la majeure partie couverte par le fleuve Congo. Les ressources minières de ce bassin sont constituées de largile et de matériaux de construction pour des besoins locaux. Au sud de ce bassin, il y a des étendues de sables rougeâtres du Kalahari et des sédiments cretaceous, sétendant jusquen Angola. On a découvert le diamant  dans pratiquement les dix provinces sur les onze que compte le pays.  Cest fabuleux. Cest un cas unique dans lhistoire de la géologie de la planète. Quelques portions des rochers de lâge JURASSIC et TRIASSIC se trouvent à lextrême Est de la cuvette centrale et touchent les roches permian et carboniferous. Cette dernière renferme le charbon à Lukunga et Luena. Lextension de la roche carbonifères à lOuest se fait sous des sédiments plus jeunes. Labsence des traces du PALEOZOIC au Congo, causée par des périodes dérosion, a laissé ses traces avec de grandes différences entre les sédiments de lâge Précambrien métamorphosé et les sédiments carbonifères. Lancienne roche comprend une grande étendue au Nord, à lEst, et au Sud et le Mont de cristal situé à louest de Kinshasa jusquà lembouchure du Fleuve Congo . Le précambrien est divisé en deux grandes parties: le plus jeune Précambrien qui date de 600 millions à 1.900 millions dannées, et le plus ancien Précambrien qui date à plus de 1900 millions dannées des deux divisions montrent clairement une histoire complexe de nombreux plissements, érosions, et le plus ancien Précambrien contient les principaux minerais produits au Congo. Une partie des roches souterraine au sud - centre du Congo est presque entourée par CRETACEOUS et les plus jeunes sédiments. Les Kimberlites sont enfuis dans la roche ancienne et certains contiennent le diamant. Lérosion et la sédimentation, suivies par des plissements à lEst et au Nord - Est du Congo, font découvrir de nombreux gisements de matières précieuses. Ces sédiments transformés, les granits et pegmatites et leurs résidus dargile de sable et graviers sont la source de létain, du colombite-tantalite, du wolframite et de lor. Les anciens gisements de lor avec les anciennes roches constituaient une série de transformations des sédiments volcaniques. Les cycles de sédimentation et de la métamorphose du plus jeune Précambrien ont formé des roches de grande épaisseur dans la province du Katanga. Ces sédiments contiennent le cuivre, le cobalt, le zinc, le cadmium, le germanium, luranium et environ la moitié de largent connu au Congo. Cette série renferme la région cuprifère du Congo avec une extension à partir de louest de Kolwezi dans un arc jusquà lest et au sud à la frontière de la Zambie. La période de la poussée dil y a environ 640 millions dannées, provoquée par des secousses généralement venues du sud ont favorisé la création des montagnes et des plissements. Les poussées et les éboulements des anciennes roches sur les sols de Kolwezi, suivis des érosions, avaient formé une succession de petites montagnes dans une configuration très variée. Les érosions inégales ont fait découvrir de vastes étendues contenant le cobalt et le cuivre oxydé, dans des profondeurs et sur la surface à Kolwezi aux alentours des zones contenant une grande quantité des minerais inoxydés du Katanga, la plus importante province de lindustrie minière. Les méthodes dexploitation, le taux dextraction du minerais et le prix de revient sont fonction de la quantité du minerais et de son emplacement. A lui tout seul, le Congo renferme les principaux minerais de la planète, tels que cuivre, cobalt, diamant, zinc, étain, or, argent, bauxite, cadmium, ciment, columbium-tantalium(coltan), germanium, fer, lithium, manganèse, monazite, zircon, acide sulfurique, tungstène, pétrole, gaz naturel, charbon, uranium.

4242_Une industrie minière obsolète et trop coûteuse

Depuis lindépendance, le Congo a mis un accent particulier sur le développement de son plus grand produit minier, le cuivre. Sans la production et le commerce du cuivre, lexploitation de ses sous-produits , tels que cobalt, zinc, cadmium, or, argent et acide sulfurique nallait pas avoir lieu. En 1967, la Gécamines qui a succédé à lUMHK, a extrait environ 9 millions tm de minerais et  produit 319.000 tm Cu en terme de produit extrait et contenu. En 1982, plus de 15 millions tm de minerais étaient exploités, contenant 466.000 tm Cu. Cela représente des augmentations de 63 % et de 46 %, respectivement pour le minerais et le métal. On a continué à mettre un accent particulier sur le développement des ressources du cuivre, en dépit de la non exécution des plans dexpansion bien définis. Et pourtant, le renouvellement de vielles installations, comme le concentrateur de Kolwezi, inauguré en 1941, les installations pour lexploitation de lacide sulfurique et la raffinerie du zinc, était impératif. Lagrandissement du concentrateur de Kamoto en plusieurs étapes, particulièrement en lassociant avec la partie Dikuluwe-Mushamba a notablement contribué à laugmentation de la capacité du concentrateur et le traitement des minerais de la partie ouest de la Gécamines. Une plus grande expansion du traitement du cuivre et du cobalt à la raffinerie de Luilu demeurait  un objectif délirant. Le projet Tenke-Fungurume a échoué à cause du manque dintérêt des investisseurs, des prix dérisoires du cuivre et la fermeture du chemin de fer de Benguela qui traverse lAngola. Le projet Sodimiza a échoué. Lexploitation minière, particulièrement celle du diamant, devait faire face aux fluctuations du marché et aux directives du gouvernement pendant quelques années. Les prix bradés, le mauvais positionnement du diamant sur le marché et la mafia dEtat ont entraîné le renforcement du marché noir au-delà des frontières internationales. Le manque à gagner peut se chiffrer à plus ou moins 10 millions de carats par an, en comparaison avec la production officielle.

42421- Le rapport des dirigeants de la Gécamines

En août 1992(il y a douze ans déjà), la situation de la Gécamines se résumait comme suit.
 «Les réserves géologiques s
élevaient à : - réserves certaines : * 31,6 millions de tonnes de cuivre * 2,7 millions de tonnes de cobalt * 1,2 million de tonnes de zinc - réserves probables : * 6,2 millions de tonnes de cuivre * 0,1 million de tonnes de zinc - réserves possibles : * 9,5 millions de tonnes de cuivre * 3,3 millions de tonnes de zinc. Les réalisations de forage de prospection sont nettement inférieures aux prévisions compte tenu de la vétusté des équipements et des difficultés actuelles en approvisionnement de pièces de rechange. La production du Secteur des mines _ En mine à ciel ouvert , les résultats sont faibles. Les fréquentes restrictions de gasoil ont affecté lutilisation des bennes et pénalisent les extractions . La production est également limitée par le faible taux de mise à disposition des engins dû à un approvisionnement des plus déficients en pièces de rechange , en sous ensembles et matières consommables. Par ailleurs, le vandalisme sur les équipements , la recrudescence des vols de matériel et même d huile des transformateurs accentuent dangereusement le risque d arrêt des exploitations. Les difficultés d exhaure et l abondance des pluies à Kolwezi aggravent la situation précaire des exploitations des mines à ciel ouvert . En mines souterraines, les extractions sont également affectées par linsuffisance des approvisionnements en pièces de rechange et sous ensembles ainsi qu en matériel de soutènement. Le niveau de production à Kamoto reste toujours affecté par la non disponibilité du concasseur N° 2 depuis les événements de septembre 1990. - Secteur des concentrateurs - Les faibles performances en production du secteur minier se sont répercutées défavorablement sur le niveau de production des concentrateurs. Le tonnage des minerais alimentés est insuffisant et les arrêts des concentrateurs pour manque dalimentations sont très fréquents. La marche des exploitations a été sensiblement affectée par la rupture de stock de pièces de rechange pour broyeurs, pompes, cellules de filtration et filtres. Le très mauvais état mécanique du concentrateur de Kolwezi dû notamment au retard enregistré dans les travaux de réhabilitation a affecté considérablement la production de la société. Le vol des réactifs (huile de palme , carbonate, silicate) et des fûts contenant réactifs et broyants est devenu chronique et est lune des causes de la baisse de la production. Secteur des usines métallurgiques - Les résultats à la fin avril 1992 sont très faibles. La production est restée tributaire des réceptions de concentrés dans les usines . Le manque dacide sulfurique a pénalisé lallure de production des usines de Luilu et Shituru. Le manque de concentrés sulfurés de louest sest pratiquement traduit par larrêt des usines de Lubumbashi. Le manque de calcinés a fortement limité la production de zinc. Létat général du matériel de production (pompes, filtres, cuves délectrolyse, etc.) et des installations en général est fort préoccupant. Des actions énergiques pour leur réhabilitation sont à entreprendre. Les efforts actuels sont concentrés sur la production de cobalt en intensifiant la reprise dhydrates à Luilu et en initiant des actions visant à améliorer la production de cobalt au concentrateur de Kolwezi. Des produits cobaltifères (alliage blanc et matte nickel-cobalt) sont également élaborés dans les installations des usines de Shituru à Likasi. La société a même déjà initié des actions pour reprendre les vieux stocks de Shinkolobwe dhydrates de cobalt et de concentrés sulfurés Nico.

 - La situation des grands projets - Projet KOV courroies à Kolwezi Mine - Projet de réhabilitation du concentrateur de Kolwezi. - Projet de réhabilitation du concentrateur de Kamoto - Projet électroraffinage de Luilu - Suite au retard pris dans la mise en service des financements , les projets de réhabilitation identifiés dès 1984 ne sont toujours pas terminés. Par ailleurs , leur achèvement exige des financements complémentaires à cause du refus de la Banque Européenne dInvestissement de poursuivre son financement et de lévolution défavorable de la parité du dollar américain vis- à - vis de devises européennes de paiement ( lévaluation des projets a été faite sur base de la parité 1$ us =47,36 francs belges et aujourdhui , 1$ us =34,0 francs belges). Sur le plan de lenvironnement , il faut noter en particulier les vols importants des métaux finis et des produits intermédiaires , les vols conséquents des carbures (estimés à 40% des quantités livrées ), le coût élevé de lassistance accordée aux autorités provinciales et nationales. Les mesures internes prises par la Gécamines restent insuffisantes pour juguler le mal . Il est donc impératif que les pouvoirs publics assument leurs responsabilités. Enfin, le délabrement de lactivité ‘’ transport ferroviaire via lOCS est inquiétant. Des besoins en financement complémentaires évalués à 570 millions $us se répartissent comme suit en millions $us.                               :
A long terme , compte tenu de son potentiel géologique, la Gécamines devrait augmenter progressivement son niveau de production de cuivre, cobalt et zinc pour retrouver dans un premier temps sa capacité nominale actuelle et la dépasser d
ici la fin de la décennie. Le développement de ses ressources doit passer par la mise en valeur de nouveaux gisements riches : Tenké - Fungurume , gisement du sud et des gisements à basse teneur autour des écailles riches et cela sur lensemble de la concession . La technologie envisagée est celle de la lixiviation directe de minerais et de rejet des concentrateurs. Cette technologie , largement utilisée actuellement par nos concurrents a lavantage dêtre exploitable à bas coût opératoire. Lacide nécessaire pour ce développement sera fourni par lexpansion de la filière qui permettra de doubler dici la fin de la décennie notre production zinc. »

42422-La faillite programmée de la Gécamines

Le Congo doit se reconvertir et cesser de n'être que le premier producteur du diamant industriel brut, le premier producteur du cobalt brut, le nè producteur du cuivre brut. On s'est assez moqué de lui comme ça. Ce rôle de fournisseur des repas d'un festin auquel il n'est pas convié, ne lui sert à rien. Le Congo dispose de meilleurs atouts pour prendre ancrage dans la mondialisation et aux moindres coûts et de meilleure qualité. A quoi sert-il à ce pays de produire 562.000 tm par an de concentré de cuivre, en utilisant des méthodes industrielles périmées imposées à la Gécamines, lesquelles  ne peuvent restituer que 480.000 tm par an de cuivre blister et de cuivre cathode. Au passage de cette chaîne industrielle, le pays perd donc 100.000 tm/an, c'est-à-dire un sixième de la production. C'est considérable. Et lorsqu'il faut se rendre compte qu'avant de jeter ces 100.000 tonnes à la fin de la chaîne, des sommes considérables ont été dépensées pour les salaires, les entretiens et réparations des machines, les consommables, les intrants, les assurances, les honoraires, les royalties, etc. Le comble, c'est que cette industrie du gaspillage prétend être une avancée considérable pour le pays, laquelle était là depuis 1906, c'est-à-dire près d'un siècle. En plus, la nord-barbarie veut que l'on ait rien à y redire parce que c'est ainsi. Non. Ce qui est périmé, on le jette à la poubelle. Ce n'est pas tout, parce que pour obtenir les 562.000 tm, on doit amener dans la chaîne plus ou moins 2O millions de tonnes de minerais. On a donc bien compris qu'il y a 19 millions de tonnes de minerais jetés au Terril. Cette technologie là, manipulée par la nord-barbarie-structure, est vieille de plus de 70 ans et rien n'indique que, quelque part, quelqu'un va comprendre qu'il est temps d'arrêter cette folie, surtout que l'on sait très bien que l'on est en face d'un bien non renouvelable. Ce passage est un extrait que l
auteur de ce Carnet de Campagne avait présenté aux commissions de la CNS. Et quelques années plutard, le Gécamines était bien morte de sa belle mort.

4243_Le Coltan, l'or high Tech du Congo

Le Kivu, après avoir été le paradis sur terre, guerres et conflits ont totalement dévasté cette magnifique région, détruisant toutes les infrastructures au point où il est impossible d'acheminer vers la ville le produit de l'agriculture. Le Kivu regorge du coltan, une poudre noire qui n'était autrefois qu'un rebut de l'extraction de l'étain mais dont l'industrie de l'électronique a aujourd'hui le plus grand besoin. Le coltan favorise la miniaturisation. Le Coltan, abréviation de colombo-tantalite,  est le mélange naturel de deux composants : le pentoxyde de niobium (autrefois appelé colombium) et le pentoxyde de tantale. C'est le tantale, aux propriétés physico-chimiques extraordinaires, qui est aujourd'hui si recherché. Métal bleuté, brillant, très malléable, il est deux fois plus dense que l'acier, très réfractaire - il fond à 2 996 degrés Celsius contre 1535 degrés C pour le fer. Le métal peut approcher la banlieue du soleil sans difficulté majeure.

4244_ Les marchés internationaux

Comme ils sont soumis aux marchés internationaux, les prix des métaux déterminent le rendement financier de l’industrie et influent directement sur la mise en valeur des mines et l’intensité des investissements dans l’exploration. Les prix de nombreux métaux ont connu des planchers records depuis 15 ans et se sont ainsi répercutés négativement sur l’investissement dans l’exploration et le niveau des réserves du Congo. En revanche, grâce à un apaisement des tensions géopolitiques et aux stimulations de la politique monétaire et fiscale des États-Unis, le prix de certains métaux s’est amélioré au début de 2003, particulièrement celui de l’or et du nickel. Par suite d’une réduction continue de la production, notamment la faillite provoquée de la Gamines, et d’un léger redressement de la demande, il s’est produit un fléchissement des réserves mondiales de cuivre de 24 % depuis janvier 2003; les réserves de plomb et de zinc ont toutes deux diminué de 7 %, tandis que la demande mondiale de plomb a dépassé les prévisions et que sont survenus une diminution importante des surplus mondiaux de zinc et un resserrement des approvisionnements de concentrés de zinc. Les industriels de cette filière  annoncent une situation favorable, à un redressement des prix des métaux à l’avenir.  L’industrie espère que ces signes encourageants se concrétiseront en une remontée fortement attendue, bien qu’il existe des facteurs externes, dont l’effet des exportations accrues et indisciplinées de métaux de la Chine.  Pour protéger une hypothétique marge concurrentielle, le Congo doit assurer aux entreprises un cadre qui leur permet de relever avec assurance les défis de l’économie mondiale, c’est-à-dire un régime fiscal concurrentiel et un régime législatif efficient, efficace, sûr et opportun, d’avoir accès aux marchés et aux technologies de pointe qui amélioreront la productivité, de réduire les coûts et de promouvoir un secteur des métaux et des minéraux durable. Malgré l’amélioration des prix des métaux, une économie mondiale qui se remet de deux années de croissance minime, continue d’être marquée par beaucoup d’incertitudes, qui pèsent lourd sur les marchés financiers et qui minent le moral des consommateurs ainsi que la confiance des entreprises et des investisseurs. Si le Congo avait des Responsables dignes de ce nom, les gains de productivité et l’amélioration de la compétitivité des coûts grâce aux nouvelles technologies acquiéreraient une réelle prospérité de l’industrie minière. Le succès des entreprises dépend de l’innovation. Le défi de l’innovation sera la question économique centrale de la présente décennie. C’est ce que nous faisons maintenant, ou que nous omettons de faire, qui tracera la voie pour de longues années à venir. Comme les conditions sans cesse changeantes du marché imposent de nouveaux défis, nous devons considérer l’innovation d’adapter la technologie, pour décupler nos avantages,  tirer profit de nos propres ressources, réduire les coûts, les risques et les obstacles auxquels fait face l’industrie. Le gouvernement doit assurer un leadership pour appuyer et préparer les changements technologiques et permettre de soutenir la concurrence dans une économie mondiale nouvelle et en mutation constante. Pour tirer parti de la mondialisation, il faut disposer des bonnes politiques et des investissements voulus pour faire en sorte que l’industrie minière congolaise évolue dans un contexte économique où elle peut soutenir la concurrence, où elle a accès à une main-d’œuvre compétente et souple, où elle dispose d’un accès assuré aux principaux marchés et où elle s’appuie sur une vision économique centrée sur la volonté de devenir le meilleur producteur de ressources minérales à valeur ajoutée du monde.  Il faut une approche équilibrée à l’égard de l’implantation des meilleures technologies disponibles, de l’investissement dans de nouvelles méthodes de production, de la recherche et du développement, de la promotion de politiques publiques et du recyclage ou de la mise au point de produits et procédés améliorés.

 

425.- Une politique avant-gardiste d’Innovation

4251_Création et commercialisation du savoir :Encourager le partenariat et la collaboration entre le milieu des affaires, le milieu universitaire et le gouvernement où l'on vise les mêmes objectifs et où l'on partage les rétributions et les risques.Viser l'excellence en affaires et en marketing à l'échelle mondiale : tirer parti des réseaux et des compétences des gens qui habitent au Congo et prendre en considération à la fois la demande et l'offre.Transférer les enseignements tirés de la technologie à d'autres secteurs.Créer une culture de la commercialisation, de la vente et du marketing - pour éviter que le Congo ne soit qu'un département qui finance les R&D du Nord.Encourager les équipes de collaboration stratégique en recherche appliquée : amener les PME, les chercheurs, les collèges et universités et les utilisateurs finals, à travailler ensemble.Soutenir les municipalités et collectivités locales, les aider à établir une infrastructure d'innovation : chacune a des besoins qui lui sont propres,  les satisfaire individuellement et à l'échelle nationale.Harmoniser et simplifier les politiques, les programmes et les instruments de financement à long terme et en suivre l'application.

4252_Compétences et apprentissage : - Parmi les initiatives à dynamiser : La création de partenariats entre les secteurs public et privé reliant l'éducation et l'industrie : la création de programmes d'alternance travail-études et de perfectionnement des compétences dans les établissements d'enseignement post-secondaire qui font de la R-D, les initiatives de la Cité et des conseils scolaires qui encouragent les élèves à poursuivre leurs études. Les nombreuses initiatives individuelles en formation et en perfectionnement des ressources humaines qui intègrent les ressources humaines sous-utilisées. Les initiatives destinées aux jeunes : les jeunes représentent l'avenir. Par conséquent, pour les encourager à développer leur sens de l'innovation, le Congo doit commencer par le faire et créer des trousses d'orientation de carrière qui les incitent à envisager les métiers techniques. La promotion des carrières dans les secteurs ciblés : décourager la tendance à privilégier les " secteurs traditionnels " ;attirer l'attention des secteurs plus créatifs; l'innovation exige des penseurs à l'esprit ouvert, et de la formation dans les arts et la culture. - De nombreux secteurs nécessitant de nouvelles initiatives. Mettre à exécution une entente de développement du marché du travail pour l'apprentissage continu. Répertorier clairement les problèmes de formation à l'échelle locale et prendre les mesures qui s'imposent : recyclage, convaincre les jeunes à poursuivre leurs études. Attirer et retenir du personnel hautement qualifié au pays : reconnaître les avantages de leurs compétences pour notre marché du travail. Encourager les partenariats : encourager les gens à collaborer plus souvent; créer des partenariats qui deviennent des entreprises en bonne et due forme plutôt que de rester à l'étape d'initiatives spéciales; et retenir les gens qui se trouvent déjà dans la région. Créer un réseau intégré d'information sur l'innovation. Créer un système intégré d'orientation professionnelle pour défendre les aptitudes, les compétences et les stratégies visant les ressources humaines : par exemple contrer la pénurie du personnel technique et de maîtrise. Briser les  nombreuses barrières à l'acquisition de compétences novatrices et à l'apprentissage. Briser l'absence de collaboration : le manque de cohérence à l'échelle nationale; le manque de liens entre le milieu universitaire, le foyer, le lieu de travail et " le système "; le cloisonnement pose problème parce qu'il entraîne une série de consultations distinctes avec les administrations nationales, provinciale et municipale. Briser les contraintes politiques et administratives. Créer un soutien financier national et provincial  massif et un milieu d'affaires favorable, pour provoquer l'approbation des coûts indirects de la R-D. Créer un leadership : il faut accorder davantage d'importance à la technologie et à l'économie de manière à y inclure une culture de l'innovation Politiques en matière d'innovation et réglementation. - Les initiatives soutenant l'innovation : Favoriser et soutenir les infrastructures de recherches dans les milieux universitaires et industriels, ainsi que au sein des Instituts de recherches. Créer des centres d'entreprenariat qui facilitent le réseautage. Inciter une culture de collaboration entre les divers secteurs de la collectivité nationale. Concentrer des efforts de création des unités d’innovation  autour de la recherche de pointe. - Les mesures à prendre pour promouvoir l'innovation : Simplifier le processus pour les innovateurs et les entrepreneurs : prévoir des fonds dans le processus d'adjudication des marchés gouvernementaux pour appuyer l'innovation; au moment d'évaluer les offres, inclure l'innovation dans les critères servant à mesurer " la meilleure valeur pour l'État " - un compte bancaire pour l'innovation dans le système d'approvisionnement national. Harmoniser les règles et les règlements inter provinciaux. Former un groupe de travail multidisciplinaire national pour mesurer l'efficience, la sûreté et l'efficacité des règlements. Créer un organisme multifonctionnel centralisé pour faciliter l'accès aux ressources sans créer de barrières : actuellement, on passe plus de temps à chercher des fonds qu'à innover. Promouvoir la création d'instituts unifiés de recherche entre le secteur public, le secteur privé et le milieu universitaire, afin de travailler en synergie. Améliorer l'infrastructure de transport, notamment les lignes aériennes reliant le Congo aux pays du Nord, et les ponts reliant toutes les Provinces.

4253_Renforcement de la capacité d'innover des collectivités : - Certaines conditions pouvant contribuer à améliorer la capacité des collectivités :Implanter un esprit communautaire.Créer des investissements stratégiques.Perfectionner et améliorer l’accès aux connaissances.Provoquer un Leadership solide dans le secteur privé.Etablir des Alliances stratégiques et fusions créatives. - Les priorités à l'accroissement de la capacité des collectivités :Créer un cadre intégré des ressources humaines - formation, éducation et accès; il faut redorer le blason des métiers spécialisés.Instaurer une infrastructure massive, souple et virtuelle.La synergie - vision commune - pour la mise en œuvre.Promouvoir l'innovation dans divers secteurs.Privilégier la qualité de vie et de l'endroit : vitalité de la vie culturelle, participation des jeunes.Construire une stratégie nationale souple qui tire parti des organisations locales. Prendre appui sur ce qui existe déjà dans les collectivités locales et élaborer une vision stratégique lorsque les collectivités sont déjà encadrées de manière cohérente.Promouvoir une " nouvelle donne pour les villes ". Les villes doivent conclure des ententes financières durables avec les gouvernements.  Promouvoir des infrastructures d'accès à l'information, les outils et le savoir-faire. Promouvoir le consensus national, régional ou local sur les priorités.Promouvoir l'esprit d’entreprise et d'entrepreneuriat au Congo.Promouvoir des capacités à l'échelon municipal d'offrir des programmes d'innovation.