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Table
des Matières
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Dans une Planète, asservie par une
seule puissance hégémonique qui banalise tous les crimes, il est devenu un
devoir de Citoyen du Monde de dire ce qui se passe, même aux plus sourds, par un
langage approprié, doux mais ferme. C’est ce qui justifie ce juste Carnet de
Campagne. La dictature, la démocratie, la liberté, le changement, …,concepts
tournés en dérision par les puissants et leurs collaborateurs n’y sont pas particulièrement assertionnés
pour privilégier le cœur sensible de la Nord-barbaristion du Sud. Depuis
plusieurs siècles, quelques millénaires pour l’Egypte, le Nord s’acharne sur
le Sud. Il le viole, le violente, le dévaste, le
saccage, le terrorise, l’appauvrit, l’esclavagiste, le détruit, l’encastre dans
son axe du Mal. Le Grand prédateur, le Nord, dévore sa malheureuse proie, le
Sud, à tout instant et sans cesse…Quelles sont donc les limites
spatio-temporelles de ce festin pour l’un, et de cet enfer pour l’autre. Et,
depuis la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, qui a entraîné la
capitulation et la liquidation(1991) de l’URSS, consacrant ainsi la fin de la
guerre froide(1947-1991) et le
triomphe de l’hégémonisation unilatérale de la planète, le Sud, à quelques
exceptions près, particulièrement, le Congo, est plongé dans un cycle infernal
d’un chaos polynomial. Pour masquer ce cataclysme, le Nord l’appelle TRANSITION,
pour le Congo, et MONDIALISATION/GLOBALISATION pour la planète toute
entière. Afin de pouvoir appréhender ce nouvel esclavage de plus féroce, après
la traite des Noirs(1482-1960), dans lequel la planète est encastrée, il faut
relier le type de mondialisation économique en cours avec la mondialisation des
conflits. Une séquence en trois étapes : 1°-La globalisation économique se
développe sur la base d'une financiarisation dans laquelle se recyclent les
réseaux mafieux. 2°- Cette opacité des transactions, dans lesquelles les Etats-nations sont réduits en
Etats-esclaves, enfante le terrorisme global. 3°- L'accroissement des crimes
odieux de ces réseaux terroristes
au niveau mondial fournit le prétexte d'une militarisation de la planète sous la
conduite de la superpuissance hégémonique.
Et pour preuves :
L’
Exacerbation des extrémismes(aujourd’hui et demain) par
la misère économique et l'humiliation identitaire( Congo, Palestine,…)
Les mondialisations s’accompagnent,
non seulement de la paupérisation endémique , du « viol des
cultures », de la destruction de « l'histoire et de la mémoire des
peuples », poussant ceux-ci au désespoir et à la révolte. La perte des repères de peuples entiers
pousse le Sud de la planète à des éruptions intégristes mortifères
maintenant et à venir.
La globalisation financière, favorisée
et menée par les Etats et gros investisseurs
Nord-barbares, aboutit à une
perversion dévastatrice: le
saccage, puis la
marchandisation , à somme nulle, des ressources naturelles du Sud. Et
c'est ainsi que le Nord a semé les ferments de la globalisation de la barbarie et du terrorisme ambiants.
Et pourtant, sans qu’ils ne se gênent
le moins du monde, les nations occidentales et leurs dirigeants, Etats-Unis en
tête, opèrent une mystification en se déclarant haut et fort comme
porteurs et garants de l'universalisme (des valeurs morales, de la Démocratie)
pour le « bien » de tous (l'humanité), alors que leurs gouvernements
ne font que favoriser une mondialisation (des valeurs fiduciaires) au profit de
quelques-uns (les actionnaires). Un nihilisme qui se traduit par : le
cynisme du plus fort, l’avidité du profit, l’émiettement individualiste. Ainsi,
Baudrillard a dû constater que l'universalisme dévoyé produit un « surcroît
de différences » source de fondamentalisme. »
L’Imbrication
des économies criminelles et légales, des intérêts privés et publics
« Ce terrorisme est en effet
inséparable du type de mondialisation générée par le néolibéralisme. S'il a pu
prospérer, c'est grâce à la dérégulation des flux financiers mondiaux, et en
premier lieu grâce au développement de l'argent sale. »Les circuits de
l'argent sont identiques pour les firmes multinationales, les mafias, les
réseaux terroristes, se retrouvant dans les paradis bancaires et fiscaux,
pierres angulaires d'un système garantissant secret bancaire et exonération
fiscale. La globalisation financière permet d'étonnantes associations
d'actionnaires. De même, les affaires privées de certaines grosses familles
nord-barbares et les affaires publiques des Etats-Unis ont des intrications
surprenantes. Le fond d'investissement américain Carlyle Group, ayant
d'importants intérêts dans l'armement, est l'exemple type de la collusion
des intérêts privés et publics. En effet, les crises économiques mondiale et
américaine débutent avant le 11 septembre 2001. Chronologie non exhaustive
: -1997 : grave crise économique dans les pays du Sud-Est asiatique. 1er
événement majeur mettant en cause la dérégulation des flux financiers et de la
parité des monnaies. Suivront le Brésil, la Russie, l'Argentine.-1999 :
échec de la conférence de l'OMC à Seattle, dans la patrie d'origine du
libéralisme, dans la ville siège de Boeing et Microsoft. -2000 : à Wall
Street, éclatement de la bulle spéculative liée aux valeurs des nouvelles
technologies de la communication (Internet, téléphonie mobile). Cette crise
reste boursière, l'économie réelle n'est pas (encore) touchée. -2001 :
faillite frauduleuse d'Enron, courtier américain en énergie, et grand bailleur
de fond de la campagne présidentielle de G.W. Bush. 1er exemple édifiant et
spectaculaire de la dérive frauduleuse des grandes entreprises favorisée par la
dérégulation des contrôles comptables. G.W. Bush est menacé par l'instruction
judiciaire de cette affaire…-2002 : 1er janvier : mise en service de
la monnaie unique européenne, 1ère devise à pouvoir contester l'hégémonie
mondiale du Dollar US. Aux Etats-Unis, la vague dépressionnaire enclenchée par
la chute des valeurs technologiques commence à toucher les valeurs
traditionnelles et l'économie réelle : baisse de l'investissement et de la
consommation. -2003 : éclatement au grand jour de la crise géopolitique au
sein du Conseil de Sécurité de l’ONU,
les Etats-Unis contre la France, soutenue par Luis Agniacio « Lula » Da
Silva, élu à la présidence du
Brésil, 8ème puissance économique mondiale, et 1er opposant politique majeur au
libéralisme économique des Etats-Unis, qui plus est dans leur fief des
Amériques… Ces évènements sont évocateurs d'une
fragilisation de la géostratégie dominante.
L’Idéologie
des Maîtres du Monde
Les principes-clé des Maîtres du
Monde : 1° - La fin
justifie les moyens. 2° - Le fort doit dominer le faible. Le fort est fait pour
être un prédateur, et le faible une proie. 3° - L'élimination des faibles est
conforme au principe de la sélection naturelle (cf. Darwin).4° - La vie
de tous les individus n'a pas la même valeur. Ceux qui ont une valeur négative
peuvent être éliminés, dans l'intérêt supérieur de l'ensemble. 5° - Le monde
doit être gouverné par une élite.
Les Prédateurs
- extraits du
livre "Les nouveaux
Maîtres du Monde" de Jean Ziegler
Au cœur du
marché globalisé, le prédateur. Banquier, haut responsable de société
transnationale, opérateur du commerce mondial. Il accumule l'argent, détruit
l'Etat, dévaste la nature et les êtres humains, et pourrit par la corruption les
agents dont il s'assure les services au sein des peuples qu'il domine. Pour les
forts, mais aussi pour les faibles qui rêvent de les rejoindre, le bonheur
réside désormais dans la solitaire jouissance d'une richesse gagnée par
l'écrasement d'autrui, par la manipulation boursière, par la fusion
d'entreprises toujours plus gigantesques et l'accumulation accélérée de
plus-values d'origines les plus diverses."
Le
nouvel esclavage,
extrait(1984)
de George Orwell
" Les hommes, ces créatures frêles et
lâches, ne peuvent endurer la liberté ni faire face à la vérité. Ils doivent
être dirigés par ceux qui sont plus forts qu'eux. L'espèce humaine a le choix
entre la liberté et le bonheur, or le bonheur vaut mieux. .Le bien des autres ne
nous intéresse pas, nous ne recherchons que le pouvoir, le pur pouvoir. On fait
une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la
persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le
pouvoir. L'esclavage c'est la liberté. Seul, libre, l'être humain est toujours
vaincu. Mais s'il renonce à son identité, s'il se soumet entièrement et
totalement, il se fond dans le pouvoir collectif, il est alors tout-puissant et
immortel. Le réel pouvoir, le pouvoir pour lequel nous devons lutter jour et
nuit, est le pouvoir non sur les choses, mais sur les hommes. Comment
assure-t-on le pouvoir sur un autre? En le faisant souffrir. L'obéissance ne
suffit pas. Comment, s'il ne souffre pas, peut-on être certain qu'il obéit, non
à sa volonté, mais à la nôtre?Le pouvoir est d'infliger des souffrances et des
humiliations. Le pouvoir est de déchirer l'esprit humain en morceaux que l'on
rassemble ensuite sous de nouvelles formes que l'on a choisies. Commencez-vous à
voir quel sorte de monde nous créons? Un monde de crainte, de trahison, de
tourment. Un monde d'écraseurs et d'écrasés, un monde qui au fur et à mesure
qu'il s'affinera deviendra plus impitoyable. Le progrès dans notre monde sera le
progrès vers plus de souffrance. Notre civilisation est fondée sur la haine; il
n'y aura pas d'autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et
l'humiliation. Nous détruirons tout le reste."
Le
Pillage planétaire
La
marchandisation généralisée se traduit par une formidable aggravation des
inégalités. Alors que la production planétaire de denrées alimentaires de base
représente plus de 110 % des besoins mondiaux, 30 millions de personnes
continuent de mourir de faim chaque année, et plus de 800 millions sont
sous-alimentées. En 1960, les 20 % de la population du monde, les plus riches
disposaient d'un revenu 30 fois plus élevé que celui des 20 % les plus pauvres.
C'était déjà scandaleux. Mais, au lieu de s'améliorer, cela s'est encore
aggravé. Car aujourd'hui le revenu des riches par rapport à celui des pauvres
est, non pas 30, mais 82 fois plus élevé! Sur les 6 milliards d'habitants de la
planète, à peine 500 millions vivent dans l'aisance, tandis que 5,5 milliards
demeurent dans le besoin. Le monde marche sur la tête.
Les
structures étatiques de même que les structures sociales traditionnelles sont
balayées de façon désastreuse. Partout, dans les pays du Sud, l'Etat s'effondre.
Les autorités sont chassées, de territoires périphériques qui deviennent des
zones de non-droit. Un peu partout, au Pakistan, en Algérie, en Somalie, au
Congo, en Colombie, aux Philippines, au Sri
Lanka …, des entités chaotiques ingouvernables se développent, échappent à toute
légalité et subissent la nord-barbarisation. La force l'emporte alors sur le
droit, et seuls des groupes de pillards sont en mesure d'imposer leur loi en
rançonnant les populations. Des dangers de nouveau type apparaissent : hyper
terrorisme, fanatismes religieux ou ethniques, prolifération nucléaire, crime
organisé, réseaux mafieux, spéculation financière, grande corruption, extension
de nouvelles pandémies (sida, virus Ebola, maladie de Creutzfeldt-Jakob, etc.),
pollutions de forte intensité, effet de serre, désertification, etc. La
démocratie et la liberté sont écrasées partout, à travers toute le planète. Les
pires régimes autoritaires, les censures et les manipulations, sous des aspects
divers, font un paradoxal retour en force. De nouveaux et séduisants "opiums des
masses" proposent une sorte de "meilleur des mondes", distraient les citoyens et
tentent de les détourner de l'action civique et revendicative. Dans ce nouvel
âge de l'aliénation, à l'heure d'Internet, de la world culture , de la
"culture globale" et de la communication planétaires, les technologies de
l'information jouent plus que jamais un rôle idéologique central pour museler la
pensée.
L’économie n’est en fait que le
résultat de la transformation de l’outil des premiers hommes dont la fonction
reste inchangée : transformer la nature pour se l’approprier. Ces
transformations technico-économiques ont pris le relais des mutations génétiques
qui ont forgé l’espèce humaine. Les premières ont eu lieu sur un laps de temps
relativement court comparativement aux secondes. Ce processus d’accélération est
tellement vrai que l’étude des grandes crises économiques depuis le néolithique
doit se faire selon des échelles de plus en plus précises lorsque l’on se
rapproche de la période actuelle. D’après les travaux de Pierre Grou,
professeur à l’université de Versailles-Saint-Quentin, datant de 1987 et basés
sur une loi log-périodique, le monde serait dans la phase finale d’une crise
économique de grande envergure dont le point culminant est prévu dans les années
2075-2080.L’évidence est là. Le
" pseudo-progrès nord-barbare" s’accompagne
de la dégradation croissante qu’il inflige à la biosphère. Et cette crise n’est
pas seulement économique, elle
remet aussi en cause l’existence même de l’être humain, comme cela a été le cas
pour d’autres espèces ou d’autres civilisations en d’autres temps.
Les ressources
naturelles stratégiques du Sud sont considérables. Pour la plupart, le Nord n’en
a pas. Les complexes militaro-industriels ne peuvent s’en passer. Les profits
sont immenses, mais le Nord refuse de
les partager avec le Sud. La solution nord-barbare consiste à davantage
perfectionner des armes redoutables, secrètes et invisibles, de contrainte et de
soumission des populations du Sud, réduites à l’esclavage. Ce sont ces armes intelligentes, terrifiantes et
invisibles que nous allons tenter d’énumérer, ne serait-ce que cela pour que le
Sud en soit averti. C’est le propos du chapitre premier de ce Carnet de
Campagne. Au chapitre deux, deux ressources naturelles, l’eau douce, l’énergie,
hautement stratégiques au cours de ces cinquante prochaines années, sont
effleurées pour que le Sud en prenne conscience. Le chapitre trois ouvre le voile sur l’inversion des
valeurs des intellectuels du Nord en puissance, et du Sud en soumission
esclavagiste, qui peut donner un autre éclairage sur ce qui est nommément
appelés « Etats voyous ». Le chapitre quatre projette, très
partiellement, le Congo du XXIème siècle dans la Planète du XXIème siècle. Ce
Combat puise son Energie Vitale dans l’Energie Primordiale de la Planète, la
Libération de son Patrimoine, actionnée par une Trilogie Ascensionnelle :
Libérer, Innover, Protéger ce Patrimoine « LIP ». Le chapitre cinq,
très court, fixe les idées, par une synthèse en chiffres, sur l’enfer du Congo
et du Sud.